Un peu d’histoire
Ralentir, savourer, explorer l’essentiel
Je viens du monde de la vente, du marketing et la relation client.
Ce sont des mondes où l’humain est au cœur des échanges : ils valorisent l’écoute, la persuasion et la
création de liens. Ces domaines offrent des opportunités d’impact, de personnalisation et
d’émotions, mais peuvent aussi pousser à la performance excessive, à la manipulation et à l’usure
psychologique. Trouver du sens, c’est réconcilier efficacité et authenticité.
Alors je vous embarque dans mon monde.






Je suis née sur une île où les épices sont omniprésentes.
Une île où cuisiner sans elles est simplement impossible.
Je me souviens… J’avais 7 ou 8 ans. Pendant que tante Cécile préparait le dîner du dimanche soir – une soupe de légumes épicée au thym, aux clous de girofle, au piment bondamanjak (cuit sans être cassé, juste pour parfumer), à l’ail, au persil et aux oignons grillés à petit feu – nous, les enfants, nous observions.
Je me souviens aussi …De retour de la plage, avec cousins et cousines, nous apprenions déjà à assaisonner des crabes, attrapés le matin même, avec des coutelas discrètement empruntés aux tontons, nous les faisions sortir de leur trou. Puis, nous les cuisinions sur un feu de bois fabriqué pour l’occasion. Un grand festin nous attendait, servi avec nos dinettes en guise de couvert – nous les enfants, nous avions notre propre rituel.
Je me souviens aussi… des infusions. Des feuilles d’oranger et de citronnier, plantées autour de la case, servies en guise de boisson. Et des rires, encore des rires. Nous étions heureux, portés par l’insouciance de ces moments savoureux, rassembleurs et festifs – nous les enfants, nous étions heureux
Plus tard, comme hantée par ce qui m’avait bercé vint la découverte des épices du grenier, de ma terre mère : l’Afrique. Un festival d’écorces et d’arômes. Gingembre, poivre de Penja, akpi, djansang… Une explosion de couleurs et de saveurs pour toujours…